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Urbex | Métro Léger de Charleroi, Ligne M5

  • Localisation : Montignies-sur-Sambre > Charleroi
  • Exploration(s) : Décembre 2018

Dans les années 1960, une vaste étude sur la mobilité en Belgique démontrait déjà que les voitures envahissaient les centres villes et qu’il devenait de plus en plus difficile de s’y déplacer. Bruxelles, Anvers, Gand, Liège et Charleroi étaient confrontées à ce « nouveau » phénomène.

Afin d’y remédier, une offre de transport en commun fut proposée par les autorités. Si Bruxelles décida de se doter d’un métro, Charleroi, quant à elle, opta pour un métro dit « léger » ; ce terme sous-entendant la circulation de tramways sur des sites propres inspirés du métro classique.

Lors du début des travaux à la fin de cette même décennie, le plan prévoyait la mise en service progressive de 5 lignes à l’horizon 1992.

Bien que la première station fut inaugurée le 21 juin 1976, les travaux s’enlisèrent, prirent du retard et devinrent de plus en plus coûteux. Le métro léger de Charleroi fut alors un sujet des sujets les plus célèbres de l’émission « Le Journal des Travaux Inutiles » de la RTBF diffusée en 1991. Le journaliste Jean-Claude Defossé y faisait le triste constat que seules douze stations sur les soixante-deux prévues étaient ouvertes.

L’inauguration, le 22 juin 2013, de la dernière antenne reliant le centre de Charleroi à Gosselies mit définitivement un terme à vingt et un ans de retard et, par la même occasion, scella le sort de la ligne M5 qui ne verra jamais le jour alors que quatre stations sur les onze prévues étaient déjà construites.

Cependant, ce tracé qui porte l’inquiétant surnom de « Métro Fantôme » ou « Métro Abandonné » suscite en 2021 un regain d’intérêt. Elle pourrait dès 2026 desservir le Grand Hôpital de Charleroi situé sur le site des Viviers à Gilly, à quelques centaines de mètres de la station Cora.

Texte & Photographies © Fabrizio Prosperi | Sources : charleroi-decouverte.be, mapa-metro.com, wikipedia.org